UN Secretary-General-Message for International Day of Rural Women, 15 October 2016

banRural women make up nearly half the agricultural labour force around the world. They grow, process and prepare much of our food. They are the backbone of rural communities, and in many households they have the key responsibility for food security, education opportunities and healthcare.  But the effects of climate change and environmental degradation are forcing many rural women to migrate, increasing instability for their families and communities and creating an obstacle to development and growth.

Natural disasters, together with recurrent slow-onset crises like drought, affect rural women disproportionately, adding to the challenges they already face in accessing food, healthcare, education and information. Many rural women move in order to find more productive land and improve their lives and those of their families. But migration can increase their isolation and marginalization. Others are left behind when male family members leave to seek opportunities elsewhere. Both groups need the support of the international community, as an integral part of the debates around migration and development.

Simple changes in policy can benefit rural women and help them to cope with the effects of the changing climate. For example, regulating remittances and reducing transaction costs can empower rural women economically, so that they can build the resilience of their families and communities.  Training and access to information on climate-resilient agriculture and technology can make a critical difference. But too often, these are considered to be men’s issues and women are excluded from benefitting. As we consider how we can better respond to the movements of refugees and migrants, I call upon everyone to take the special needs and concerns of rural women into account.

The 2030 Agenda for Sustainable Development promises to leave no one behind. To deliver on that, we must help rural women to thrive, and to access the support and information they need, so that they can fulfil their potential without leaving their communities.  

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Les femmes rurales constituent près de la moitié de la main-d’œuvre agricole dans le monde. Elles cultivent, transforment et préparent une grande partie de ce que nous mangeons. Les communautés rurales ne pourraient survivre sans elles, et dans de nombreux ménages la sécurité alimentaire, les possibilités d’éducation et les soins de santé reposent en grande partie sur elles. Mais les effets du changement climatique et  la dégradation de l’environnement contraignent de nombreuses femmes rurales à migrer, d’où pour leurs familles et leurs communautés une instabilité croissante qui fait aussi obstacle au développement et à la croissance. Les catastrophes naturelles, sur fond de crises rampantes telles que les sécheresses,  pénalisent de manière disproportionnée les femmes rurales, qui rencontrent déjà des difficultés pour accéder à la nourriture, aux soins de santé, à l’éducation et à l’information.

De nombreuses femmes rurales migrent à la recherche de terres plus productives et d’une existence meilleure pour elles-mêmes et pour leur famille. Mais la migration peut accentuer leur isolement et leur marginalisation. D’autres se retrouvent seules quand les hommes de la famille partent ailleurs pour trouver du travail. Les unes et les autres ont besoin de l’appui de la communauté internationale, un élément à part entière des débats autour des migrations et du développement. Quelques changements simples dans les politiques peuvent être utiles aux femmes rurales et les aider à faire face aux effets du changement climatique. Ainsi, la réglementation des envois de fonds et la diminution des coûts de transaction peuvent être pour les femmes rurales des outils d’autonomisation économique qui leur permettront de renforcer la résilience de leurs familles et de leurs communautés. Des mesures telles que la formation et l’accès à l’information sur l’agriculture et les techniques à l’épreuve du climat peuvent faire toute la différence. Mais on considère trop souvent qu’elles ne concernent que les hommes, et les femmes n’en bénéficient pas.
 
Alors que nous réfléchissons à ce que nous pouvons faire pour mieux répondre aux mouvements de réfugiés et de migrants, j’appelle chacun a tenir compte des besoins et des problèmes particuliers des femmes rurales. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 promet de ne laisser personne au bord de la route. Pour que le pari soit gagné, nous devons aider les femmes rurales à prospérer et à avoir accès à l’aide et à l’information dont elles ont besoin pour réaliser leur potentiel sans quitter leurs communautés.