S.E Lejeune Mbella Mbella devant l’Assemblée générale de l’ONU

Photo ONU/Cia Pak
Le Ministre des affaires étrangères du Cameroun Lejeune Mbella Mbella devant l’Assemblée générale des Nations Unies. 28 septembre 2018

Le Ministre des relations extérieures du Cameroun, Lejeune Mbella Mbella, a assuré jeudi que « la consolidation de la culture démocratique au Cameroun est un processus inéluctable, malgré les défis sécuritaires » auxquels le pays fait face.

Dans son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, M. Mbella a affirmé que son pays avait procédé au perfectionnement de son système électoral, d’une part par le renforcement des mécanismes d’organisation des élections, d’autre part par des mesures visant à assurer une participation élevée aux prochains scrutins, dont le plus proche est l’élection présidentielle prévue pour le 7 octobre de cette année.

Le ministre a également affirmé que grâce à des efforts coordonnés avec les pays voisins du Bassin du lac Tchad, « la capacité de nuisance de la secte terroriste Boko Haram a été considérablement réduite, même s’il faut rester mobilisé jusqu’à son éradication totale ».

Le ministre a par ailleurs assuré que le gouvernement camerounais restait déterminé à « stabiliser la situation socio-politique dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest du pays. Il a caractérisé les troubles récemment observés dans ces régions comme provenant de revendications corporatistes de syndicats d’enseignants et d’avocats.

« Malheureusement, a-t-il ajouté, des individus sans foi ni loi ont cru devoir transformer ces préoccupations socioprofessionnelles en revendications sécessionnistes, visant la désintégration de l’Etat ». Il a assuré que le gouvernement s’employait à restaurer paix et sécurité dans ces régions « dans le respect des droits de l’homme et des lois » et était déterminé à « garantir aussi bien la sécurité des personnes et des biens que l’unité et l’intégrité du territoire national ».

M. Mbella a par ailleurs exalté le multilatéralisme comme étant « la voie la plus appropriée pour répondre aux défis auxquels l’humanité fait face aujourd’hui ». Il a estimé que le rôle et l’avenir de l’ONU restaient « tributaires de la volonté des Etats membres de raffermir sa légitimité, sa démocratisation et sa représentativité ».

Cela passe par les réformes de ses organes, au rang desquels le Conseil de sécurité, a-t-il dit, ajoutant que l’on ne pouvait envisager « la pérennisation de la marginalisation de l’Afrique, qui demeure le seul continent à ne pas disposer d’un siège permanent au sein du principal organe chargé de la paix et de la sécurité internationales ».