Category Archives: Central African Republic

Président Faustin-Archange Touadéra, devant la 73e Assemblée générale des Nations Unies


“Face aux nombreuses épreuves qui jonchent notre histoire, nous saurons être patients mais déterminés dans l’action, vigilants et conscients de l’ampleur de la tâche qui reste à faire », a-t-il ajouté dans un discours devant les autres Etats membres.

M. Touadéra a promis de ne ménager aucun effort pour créer les conditions de la réconciliation et de la reconstruction de son pays, où est déployée une Mission de la paix des Nations Unies (MINUSCA) depuis plusieurs années.

Il a expliqué que son gouvernement s’efforçait de restaurer l’autorité de l’Etat en poursuivant le déploiement progressif de l’administration et des services de l’Etat dans les provinces ainsi que le rétablissement des services sociaux de base.

Il a déploré la persistance d’événements tragiques et douloureux « perpétrés par les ennemis de la paix », qui « alimentent les violences qui ensanglantent, depuis le début de l’année 2018, aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays, avec une augmentation des cas de violation des droits de l’homme et du droit international humanitaire ».

Le Président centrafricain a ajouté que, malgré ces défis, son gouvernement avait maintenu l’élan des réformes dans les secteurs de la sécurité et de la défense. Il s’est réjoui de l’engagement pris par l’Union européenne et des partenaires bilatéraux pour soutenir la formation et la montée en puissances des forces de défense et de sécurité.

« Notre ambition, c’est de les voir véritablement opérationnelles et contribuer, aux côtés de la MINUSCA, à l’immense effort de stabilisation et de retour à une paix durable en République centrafricaine », a-t-il dit. Pour gagner ce pari, il a toutefois jugé nécessaire la levée totale de l’embargo sur les armes qui pèse encore sur l’armée nationale.

M. Touadéra a enfin exprimé toute la gratitude du peuple centrafricain à l’ensemble de la communauté internationale, « pour tous les sacrifices consentis afin de ramener la paix dans mon pays ». Il a souhaité que la communauté internationale reste mobilisée aux côtés du peuple centrafricain pour travailler au relèvement du pays.

Déclaration attribuable au porte-parole du Secrétaire général sur le meurtre d’un Casque bleu de la MINUSCA en République centrafricaine (Scroll down for English)

New York, 10 Avril 2018

Le Secrétaire général condamne le meurtre d’un Casque bleu rwandais ainsi que les blessures infligées à huit autres membres de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) le 10 avril à Bangui lors d’un échange de tirs avec des éléments armés.

Cet incident fait suite à une opération conjointe lancée le 8 avril par la MINUSCA ainsi que les forces armées et la police centrafricaines pour désarmer et arrêter des groupes criminels lourdement armés dans le troisième arrondissement de Bangui.

Le Secrétaire général présente ses plus sincères condoléances à la famille de la victime ainsi qu’au Gouvernement rwandais et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
Le Secrétaire général rappelle que les attaques contre les forces de maintien de la paix des Nations Unies peuvent constituer un crime de guerre et appelle les autorités centrafricaines à enquêter sur ces cas et à traduire rapidement les responsables en justice.

Le Secrétaire général réitère la détermination de la MINUSCA à protéger les civils et à contribuer à la stabilisation de la République centrafricaine.

 Stéphane Dujarric , Porte-Parole du Secrétaire général de l’ONU

 

Statement attributable to the Spokesman for the Secretary-General on the killing of a MINUSCA peacekeeper in the Central African Republic

New York, 10 April 2018

The Secretary-General strongly condemns the killing of a Rwandan peacekeeper and the wounding of eight others of the United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA) on 10 April, in Bangui during an exchange of fire with armed elements.

The incident follows a joint operation launched on 8 April by MINUSCA and the Central African forces and police to disarm and arrest heavily armed criminal groups.

The Secretary-General offers his deepest condolences to the family of the bereaved, as well as to the Government of Rwanda, and wishes a swift recovery to the injured.

The Secretary-General recalls that attacks against United Nations peacekeepers may constitute a war crime and calls on the Central African Republic authorities to investigate them and swiftly bring those responsible to justice.

The Secretary-General reiterates the determination of MINUSCA to protect civilians and contribute to the stabilization of the Central African Republic.

Stéphane Dujarric , Spokesman for the UN Secretary-General 

 

Spokesman for the Secretary-General on the attack against a MINUSCA base and the killing of civilians in the Central African Republic [scroll down for French version]

New York, 3 April 2018 

The Secretary-General condemns the attack against a base of the United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA) on 3 April, in Ouaka, a prefecture of the Central African Republic. The attack led to the death of one Mauritanian peacekeeper, while 11 others were injured and are receiving medical care.  

The Secretary-General offers his deepest condolences to the families of those killed, as well as to the Government of the Islamic Republic of Mauritania.  He wishes a swift recovery to the injured. 

The Secretary-General is also outraged by the killing of 21 civilians, including four children and four women as well as the injuring of 14 civilians, which occurred the same day in the same prefecture.

The Secretary-General calls on the Central African Republic authorities to investigate these attacks and quickly bring those responsible to justice.

Stéphane Dujarric, Spokesman for the Secretary-General

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Déclaration attribuable au porte-parole du Secrétaire général sur l’attaque contre une base de la MINUSCA et le meurtre de civils en République centrafricaine

New York, 3 avril 2018 

Le Secrétaire général condamne l’attaque perpétrée contre une base de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) le 3 avril, dans la préfecture de Ouaka, en République centrafricaine. L’attaque a causé la mort d’un casque bleu mauritanien, tandis qu’onze autres ont été blessés et évacués pour traitement médical. 

Le Secrétaire général présente ses plus sincères condoléances aux familles endeuillées, ainsi qu’au Gouvernement de la République islamique de Mauritanie. Il souhaite un prompt rétablissement aux blessés. 

Le Secrétaire général est également consterné par le meurtre de 21 civils, dont quatre enfants et quatre femmes, ainsi que par les blessures infligées à 14 personnes, le même jour, dans la même préfecture.

Le Secrétaire général appelle les autorités de la République centrafricaine à enquêter sur ces attaques et à traduire en justice rapidement leurs auteurs.

Stéphane Dujarric, Porte-parole du Secrétaire général

Note to Correspondents on the findings of the Central African Republic Special Investigation

24 January 2018 On 13 November 2017, the Under-Secretary-General for Peacekeeping Operations, Jean-Pierre Lacroix, announced an independent Special Investigation led by Brigadier General (rtd) Fernand Amoussou (Benin) into a number of incidents in the southeast of the Central African Republic that occurred between 1 May and 31 August 2017. Members of the multi-disciplinary investigation team included human rights, protection of civilians, legal and political experts.

The security situation in the southeast of the Central African Republic deteriorated in May 2017, with increased attacks against civilians, humanitarian actors as well as peacekeepers belonging to the United Nations Mission deployed in the country (MINUSCA).

The investigation looked into attacks against civilians by armed groups that occurred in close proximity to a presence of MINUSCA in Haute-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou, and Haut-Mbomou prefectures as well as the Mission’s response to these incidents. The investigation report was submitted to DPKO and DFS on 15 December 2017. General Amoussou provided recommendations to improve MINUSCA’s ability to protect civilians under imminent threat of violence in areas where it is deployed.

The Special Investigation held consultations and interviews in New York and in the Central African Republic with relevant interlocutors and stakeholders, including local authorities, civil society, witnesses and victims, Security Council members, troop- and police- contributing countries, MINUSCA personnel and humanitarian partners and reviewed a wide range of reports and documents related to the incidents.

Among the main findings were:
·        The Mission has a well-established protection of civilians strategy and functioning early warning mechanisms. However, in the cases investigated, these did not translate into preventive actions and there were deficiencies in civil-military-police planning, and operations, particularly at the field level. 
·        A number of gaps were identified with regard to T/PCCs training and their understanding of protection of civilians. 
·        No evidence was found that any of the Mission’s contingents in the southeast had acted in a partial manner towards certain armed groups or communities. 

General Amoussou offered a number of recommendations for United Nations Headquarters (UNHQ) and MINUSCA and troop- and police- contributing countries, including:
·        MINUSCA should review its protection of civilians strategy to ensure that its operational response is better aligned to and supported by its political engagement and that the Mission’s civilian components are more proactively involved.
·        UNHQ should develop and strengthen tools to address shortcomings and engage troop-and police-contributing countries with performance gaps to ensure a better operational readiness. 
·        UNHQ and MINUSCA, in collaboration with troop-and police-contributing countries, should review pre-deployment and in-Mission training to ensure proper understanding of protection of civilians requirements, with an emphasis on the role of commanders and senior leadership. 

UN Peacekeeping Chief on the dire situation in the Central African Republic

New York, 28 July 2017 

Addressing the Security Council yesterday on the Central African Republic, the Under-Secretary-General for Peacekeeping Operations, Jean-Pierre Lacroix, warned that the increased intensity of attacks on civilians and peacekeepers risks bringing us rapidly to a tipping point, which ‘we must forestall at all cost’.

He was referring to the worsening security and humanitarian situation in Bangassou, in the south-east part of the country, where three peacekeepers were killed since last Sunday when they came under attack by self-defence groups affiliated to anti-Balaka while trying to secure access to water sources for the 2,000 displaced civilians. 

Mr. Lacroix also raised serious concerns about the deterioration of the security situation in the border town of Zemio, 290 km east of Bangassou, with the risk of further clashes between the Muslim community and elements affiliated with anti-Balaka, which had already led to the displacement of more than 22,000 civilians. He also mentioned that the security situation in the town of Bria, in the north of the country, remains fragile and that the departure of the Ugandan and American forces from the eastern part of the country this spring has created a vacuum leading to the emergence of hostile ‘self-defence’ groups. 

He also drew attention to the worsening humanitarian situation. Since last year, the number of internally displaced persons has increased by almost 40 percent while, at the same time, attacks against humanitarian personnel, convoys and infrastructure have intensified. 

Mr. Lacroix noted that this violence is taking place against the backdrop of sustained fighting in the south-east of the country, heightened inter-ethnic tensions and efforts by spoilers to manipulate communities along religious lines and undermine the stabilization process in the country. 

Mr. Lacroix updated the Council on the robust posture taken by the UN Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Central African Republic (MINUSCA) and its efforts to reinforce Bangassou through re-deployments of additional peacekeepers in order to stabilize the situation, stop the attacks on internally displaced persons, enable the delivery of humanitarian assistance and address the threat of the anti-Balaka affiliated groups. 

However, Mr. Lacroix stressed yet again that a military solution to the problem of the armed groups will not suffice to address the root causes of the conflict. The absence of tangible progress in the peace process risks further worsening the situation. He emphasised the importance of operationalizing the July 17 roadmap by the members of the African Initiative for Peace and Reconciliation and underlined the importance of prioritising the implementation of the ceasefire agreed upon in the Rome agreement of 20 June. He reiterated the UN’s commitment to support the mediation efforts by the African Initiative in line with MINUSCA’s mandate. 

He also pressed the Council to put the Central African authorities before their responsibility to foster national reconciliation and protect and serve all Central Africans, including minorities, while welcoming the Council’s readiness to impose sanctions on spoilers. 

MINUSCA continues to support the Government to advance national reconciliation and is intensifying political advocacy by mobilizing local, traditional, religious and national authorities to counter incendiary speech and advocate for all Central Africans to contribute to prevent the situation from relapsing. In the last weeks, the Mission has undertaken a series of visits with the national authorities to Bangassou and Zemio to promote reconciliation. 

Mr. Lacroix finally paid tribute to the 13 peacekeepers who lost their lives since the beginning of the year as a result of attacks against them, including nine in Bangassou and surroundings alone.

Mr. Lacroix is heading over the weekend to the Central African Republic to convey a message of support to MINUSCA and engage with the national authorities. 

Note to correspondents on MINUSCA

New York, 21 June 2017: The UN Secretariat has concluded a review of the deployment of uniformed personnel from the Republic of Congo in the UN Mission in the Central African Republic, MINUSCA.

The UN recognises the importance of the sub-region in the resolution of the crisis in the Central African Republic and expresses its appreciation for the constructive role played by the Republic of Congo, and President Sassou-Nguesso as international mediator during the Transition and after the election of President Touadera, and looks forward to their continued political engagement to bring stability to the Central African Republic.

The review of the deployment of uniformed military personnel from the Republic of Congo found that the nature and extent of existing allegations of sexual exploitation and abuse, in their totality, point to systemic problems in command and control. These problems have also been compounded by issues related to the preparedness, overall discipline, maintenance of contingent owned equipment, and logistical capacity of these troops.  

The outcome of the review has been shared with the authorities of the Republic of Congo, who have decided to withdraw their military personnel deployed in MINUSCA.

The Government of the Republic of Congo has reiterated its commitment to United Nations peacekeeping and stability in the Central African Republic. The Secretariat is working with the Republic of Congo and MINUSCA on the modalities for a speedy withdrawal that will have the least impact on the mission’s operational requirements and ability to implement its mandate.

The United Nations stands ready to assist the Republic of Congo authorities by identifying factors in the areas of leadership and command, performance, conduct and readiness, to enable them to address these gaps and for Republic of Congo military contingents to be eventually considered for future deployment to United Nations peacekeeping operations.

Failures identified with the military contingent are not reflected by the performance of the police contingent from the Republic of Congo, also deployed with MINUSCA. Therefore, the police contingent will be retained. Nonetheless, the Republic of Congo authorities have been requested to urgently inform the United Nations of accountability measures they have taken regarding the one substantiated allegation of sexual abuse involving a Republic of Congo police personnel.

Sécurité : les Etats membres de l’UNSAC se retrouvent à Yaoundé du 29 mai au 02 juin pour leur 44e réunion ministérielle // Security: UNSAC Member States in Yaoundé from 29 May to 02 June for their 44th Ministerial Meeting

Yaoundé (Cameroun), 27 mai 2017– La  44e réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) aura lieu du 29 mai au 02 juin 2017 à Yaoundé, la capitale du Cameroun. Les travaux commencent avec la rencontre des experts qui, pendant trois jours, feront un état des lieux prospectif de la situation sécuritaire et géopolitique dans les onze Etats membres du Comité (Angola, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Rwanda, Sao Tomé et Principe, Tchad).

Les discussions porteront sur les questions en rapport avec, entre autres, la gouvernance politique et les multiples facteurs qui menacent la paix et la stabilité de la sous-région. Les participants échangeront notamment des vues sur la dimension régionale de certaines crises, dont celle de la République centrafricaine. Ils mettront également un accent sur les voies et moyens de renforcer la lutte contre les phénomènes comme la violence armée et le terrorisme, l’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée, le braconnage et le trafic illicite des espèces sauvages, les tensions électorales, le trafic des drogues, la criminalité transnationale organisée, la prolifération des armes légères et de petit calibre, etc.

Sur ce dernier point, il convient de souligner que la 44e réunion du Comité s’ouvrira près de trois mois après l’entrée en vigueur, le 8 mars 2017, de la Convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des armes légères et de petit calibre, de leurs munitions et de toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage, dite “Convention de Kinshasa” – adoptée le 30 avril 2010 lors de la 30e réunion du Comité à Kinshasa (République démocratique du Congo). Cette entrée en vigueur a été facilitée par le dépôt, le 6 février 2017, du sixième instrument de ratification par l’Angola (précédé quelques années plus tôt par le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon et le Tchad).

UNOCA avait exprimé sa satisfaction par rapport à cette évolution positive à laquelle il a contribué à travers diverses actions de plaidoyer auprès des Etats membres du Comité. « Nous continuerons à soutenir les efforts de la sous-région dans sa détermination à prévenir, à combattre et à mettre fin à la circulation incontrôlée des armes en Afrique centrale », souligne M. François Louncény Fall, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et Chef de l’UNOCA, encourageant les pays qui ne l’ont pas encore fait à ratifier la Convention de Kinshasa. « Cela permettrait de renforcer davantage la confiance entre les Etats et de rassurer les populations, principales victimes de ce phénomène qui constitue par ailleurs une entrave au développement durable de l’Afrique centrale », explique-t-il.

Le Représentant spécial aura l’occasion d’évoquer cette question et bien d’autres dossiers cruciaux avec les chefs de délégation. Du 1er au 2 juin, M. François Louncény Fall prendra part à la session ministérielle dont l’un des temps forts sera la lecture, lors de la cérémonie officielle d’ouverture, du message du Secrétaire général des Nations Unies, M. António Guterres. Cette phase protocolaire sera également marquée par la mise en place d’un nouveau bureau du Comité. Le Ministre camerounais des Relations extérieures en assurera la présidence pour une durée de six mois. Il succèdera à son homologue santoméen, qui occupe ce poste depuis la 43e réunion de l’UNSAC – qui a eu lieu du 28 novembre au 02 décembre 2016 à Sao Tomé.

Mis en place le 28 mai 1992 par l’ONU (à la demande des Etats membres de la CEEAC), le Comité, dont le fonctionnement vient de faire l’objet d’une évaluation, est un précieux outil de diplomatie préventive. Conformément à l’esprit d’un des séminaires fondateurs de cette institution organisé à Yaoundé du 17 au 21 juin 1991, le Comité a en effet pour mission principale de promouvoir les mesures de confiance aux niveaux régional et sous-régional afin d’atténuer les tensions et de faire progresser le désarmement et la non-prolifération des armes légères et de petit calibre en Afrique centrale. Depuis sa création, la capitale camerounaise a déjà abrité plusieurs de ses sessions. La dernière remonte à la 26e rencontre tenue du 3 au 7 septembre 2007.

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 125 — Sécurité — les Etats membres de l’UNSAC se retrouvent à Yaoundé du 29 mai au 2 juin pour leur 44e réunion ministérielle

PRESS RELEASE N° 125 – Security — UNSAC Member states in Yaoundé from 29 May to 02 June for their 44th Ministerial Meeting

TEXTE ET PHOTOhttps://unoca.unmissions.org/unsac-44eme-reunion-les-etats-membres-se-retrouvent-%C3%A0-yaound%C3%A9-du-29-mai-au-2-juin

Humanitarian Coordinator Alerts on Early Signs of a New Humanitarian Crisis in Central Africa

Bangui, 15 May 2017 – The city of Bangassou in the Mbomou Prefecture (South-Eastern CAR) has been the scene of indiscriminate violence since May 13 when an assault was launched by unidentified gunmen on the Tokoyo district, which is mainly inhabited by the Muslim population. Massive displacement of population followed. Within hours, intense violence forced more than 3,000 people to flee their homes. At present, nearly 1,000 people are confined in the Mosque compound following threats of an imminent attack on them. The Cathedral of Bangassou is home to about 1,500 people, while 500 others have taken refuge in the town’s hospital. An unknown number of displaced persons also took refuge in the parish of Tokoyo. Another unknown number of people have crossed the border into the Democratic Republic of Congo, where an outbreak of Ebola virus was recently reported in a town located about 250 km from the border with CAR.

“This violence is of the utmost concern as it returns the country to the stigmatization of communities, which instigated the political crisis in 2013 and resulted in more than 800,000 Internally Displaced People, and an unprecedented humanitarian crisis, “regretted the Humanitarian Coordinator in the Central African Republic, Najat Rochdi. Bangassou had so far been spared by inter-communal violence and was presented as a model of social cohesion. Najat Rochdi forcefully condemned this stigmatization of a community and the ensuing human rights violations.

The situation in Bangassou is all the more dramatic that the level of violence does not yet allow wounded to be attend or to bury the deceased. Indeed, armed men proceeded to the destruction of all the bridges of Bangassou and to the occupation of the road. “This regrettable trend undermines the mechanisms for the protection of civilians and the capacity of humanitarian actors to reach the affected populations and affected populations to access aid,” said Ms. Rochdi. The humanitarian community is ready to initiate lifesaving interventions as soon as calm returns. The NGO “Doctors without Borders” is already providing vital assistance at the Bangassou hospital. In the spirit of “Stay and Deliver”, the Humanitarian Coordinator praised the courage of the actors who maintained their presence in Bangassou in order to continue saving lives even in an extremely unstable environment.

The ongoing crisis in Bangassou will inevitably generate new needs that were not foreseen in the humanitarian response. Additional funding will be needed to help those whose vulnerability will be exacerbated. “It is unfortunate that the humanitarian situation is deteriorating in Bangassou while advocacy efforts aimed at increasing donors ‘support to the Central African Republic are beginning to yield encouraging results,” said the Humanitarian Coordinator. “I urge the perpetrators of this upsurge of violence not to lose sight of the fact that in CAR half of the population is still dependent on aid,” she added. To date, the $ 399.5 million Humanitarian Response Plan has received only $ 64.8 million, or 16% of the required amount.

Press release – Humanitarian situation in Bangassou – 15052017

Déclaration attribuable au porte-parole du Secrétaire  général sur l’attaque contre la ville de Bangassou en République centrafricaine [Scroll down for English]

New York, le 14 mai 2017 : Le Secrétaire général est outragé par les attaques perpétrées par des présumés anti-Balaka contre des civils ainsi que contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) les 12 et 13 mai, à Bangassou, dans le sud-est de la République centrafricaine. Ces attaques ont entraîné des déplacements considérables de civils, un nombre indéterminé de victimes civiles ainsi que la mort d’un casque bleu marocain, portant à six le nombre des soldats du maintien de la paix tués en Centrafrique cette semaine.


Le Secrétaire général présente ses condoléances à la famille endeuillée et au Gouvernement du Royaume du Maroc. Le Secrétaire général souligne que les attaques contre les casques bleus des Nations Unies peuvent constituer un crime de guerre. Il condamne fermement les attaques contre les populations civiles et la MINUSCA et lance un appel aux autorités de la République centrafricaine pour qu’une enquête soit lancée afin que les responsables répondent rapidement de leurs actes devant la justice.

Le Secrétaire général réaffirme la détermination des Nations Unies a avancer la mise en oeuvre du mandate de la MINUSCA. Le Secrétaire général tient à remercier profondément les pays contributeurs de troupe et de police dans leur détermination à protéger les civils.
Ces récents incidents démontrent que la situation en République centrafricaine reste fragile d’où le besoin d’un appuis continu et soutenu de la part de la région et de la communauté internationale pour surmonter les défis auxquelles le pays fait face. 

Statement attributable to the Spokesman for the Secretary-General on the attacks against civilians and MINUSCA peacekeepers in the town of Bangassou in the Central African Republic 

New York 14 May, 2017: The Secretary-General is outraged by the attacks perpetrated by suspected anti-Balaka against civilians and the United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA) on 12 and 13 May, in the town of Bangassou, in the south east of the country. These attacks led to significant population displacement, an undetermined number of civilian casualties and the death of one Moroccan peacekeeper, bringing to six the number of peacekeepers killed in the Central African Republic this week.

The Secretary-General offers his condolences to the family of the bereaved peacekeeper and the Government of the Kingdom of Morocco. The Secretary-General reiterates that attacks against United Nations peacekeepers may constitute a war crime. He strongly condemns attacks against the civilian population and MINUSCA and calls on the Central African Republic authorities to investigate the attacks in order to swiftly bring those responsible to justice.

The Secretary-General reaffirms the determination of the United Nations to advance the implementation of MINUSCA’s mandate. The Secretary-General extends his deep appreciation to MINUSCA’s troop and police contributing countries for their support.

These recent incidents amply demonstrate that the situation in the Central African Republic is still fragile hence the need for continued and sustained regional and international support to overcome the challenges at hand.

Déclaration attribuable au porte-parole du Secrétaire général sur l’attaque contre un convoi de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine [Scroll down for English]

New York, le 9 mai 2017: Le Secrétaire général condamne fermement l’attaque perpétrée par un groupe soupçonné d’anti-Balaka contre un convoi de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) le 8 mai, sur l’axe Rafai-Bangassou, dans le sud-est de la République centrafricaine. L’attaque a causé la mort de quatre casques bleus tandis que dix autres ont été blessés et évacués sur Bangui. Un casque bleu est toujours porté disparu.

Le Secrétaire général présente ses plus sincères condoléances aux familles endeuillées at aux Gouvernements des pays contributeurs de troupes concernés, et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Le Secrétaire général souligne que les attaques contre les casques bleus des Nations Unies peuvent constituer un crime de guerre. Il lance un appel aux autorités de la République centrafricaine pour qu’une enquête soit lancée afin que les responsables répondent rapidement de leurs actes devant la justice.

Le Secrétaire général souhaite réitérer son soutien aux actions de la MINUSCA pour protéger les civils et stabiliser la République centrafricaine, et demande aux parties de répondre favorablement à l’appel du Président Faustin Archange Touadéra en vue d’arrêter les violences et de travailler ensemble pour la stabilité du pays.

Statement attributable to the Spokesman for the Secretary-General on the attack against a convoy of the United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

New York, 09 May 2017: The Secretary-General strongly condemns the attack perpetrated by suspected anti-Balaka against a convoy of the United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA) on 8 May, on the Rafai-Bangassou axis, in the south east of the Central African Republic. The attack led to the death of four peacekeepers while ten others have been evacuated to Bangui. One peacekeeper is still missing.

The Secretary-General offers his deepest condolences to the bereaved families and the Governments of the concerned troop contributing countries, and wishes a swift recovery to the wounded. The Secretary-General would like to underline that attacks against United Nations peacekeepers may constitute a war crime. He calls on the Central African Republic authorities to investigate the attack in order to swiftly bring those responsible to justice.

The Secretary-General would like to reiterate his support to the actions of MINUSCA to protect civilians and stabilise the Central African Republic, and call on all parties to heed President Faustin Archange Touadéra’s call to cease violence and work together towards the stability of the country.