Category Archives: Humanitarian situation in CAR

Sécurité : les Etats membres de l’UNSAC se retrouvent à Yaoundé du 29 mai au 02 juin pour leur 44e réunion ministérielle // Security: UNSAC Member States in Yaoundé from 29 May to 02 June for their 44th Ministerial Meeting

Yaoundé (Cameroun), 27 mai 2017– La  44e réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) aura lieu du 29 mai au 02 juin 2017 à Yaoundé, la capitale du Cameroun. Les travaux commencent avec la rencontre des experts qui, pendant trois jours, feront un état des lieux prospectif de la situation sécuritaire et géopolitique dans les onze Etats membres du Comité (Angola, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Rwanda, Sao Tomé et Principe, Tchad).

Les discussions porteront sur les questions en rapport avec, entre autres, la gouvernance politique et les multiples facteurs qui menacent la paix et la stabilité de la sous-région. Les participants échangeront notamment des vues sur la dimension régionale de certaines crises, dont celle de la République centrafricaine. Ils mettront également un accent sur les voies et moyens de renforcer la lutte contre les phénomènes comme la violence armée et le terrorisme, l’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée, le braconnage et le trafic illicite des espèces sauvages, les tensions électorales, le trafic des drogues, la criminalité transnationale organisée, la prolifération des armes légères et de petit calibre, etc.

Sur ce dernier point, il convient de souligner que la 44e réunion du Comité s’ouvrira près de trois mois après l’entrée en vigueur, le 8 mars 2017, de la Convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des armes légères et de petit calibre, de leurs munitions et de toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage, dite “Convention de Kinshasa” – adoptée le 30 avril 2010 lors de la 30e réunion du Comité à Kinshasa (République démocratique du Congo). Cette entrée en vigueur a été facilitée par le dépôt, le 6 février 2017, du sixième instrument de ratification par l’Angola (précédé quelques années plus tôt par le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon et le Tchad).

UNOCA avait exprimé sa satisfaction par rapport à cette évolution positive à laquelle il a contribué à travers diverses actions de plaidoyer auprès des Etats membres du Comité. « Nous continuerons à soutenir les efforts de la sous-région dans sa détermination à prévenir, à combattre et à mettre fin à la circulation incontrôlée des armes en Afrique centrale », souligne M. François Louncény Fall, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et Chef de l’UNOCA, encourageant les pays qui ne l’ont pas encore fait à ratifier la Convention de Kinshasa. « Cela permettrait de renforcer davantage la confiance entre les Etats et de rassurer les populations, principales victimes de ce phénomène qui constitue par ailleurs une entrave au développement durable de l’Afrique centrale », explique-t-il.

Le Représentant spécial aura l’occasion d’évoquer cette question et bien d’autres dossiers cruciaux avec les chefs de délégation. Du 1er au 2 juin, M. François Louncény Fall prendra part à la session ministérielle dont l’un des temps forts sera la lecture, lors de la cérémonie officielle d’ouverture, du message du Secrétaire général des Nations Unies, M. António Guterres. Cette phase protocolaire sera également marquée par la mise en place d’un nouveau bureau du Comité. Le Ministre camerounais des Relations extérieures en assurera la présidence pour une durée de six mois. Il succèdera à son homologue santoméen, qui occupe ce poste depuis la 43e réunion de l’UNSAC – qui a eu lieu du 28 novembre au 02 décembre 2016 à Sao Tomé.

Mis en place le 28 mai 1992 par l’ONU (à la demande des Etats membres de la CEEAC), le Comité, dont le fonctionnement vient de faire l’objet d’une évaluation, est un précieux outil de diplomatie préventive. Conformément à l’esprit d’un des séminaires fondateurs de cette institution organisé à Yaoundé du 17 au 21 juin 1991, le Comité a en effet pour mission principale de promouvoir les mesures de confiance aux niveaux régional et sous-régional afin d’atténuer les tensions et de faire progresser le désarmement et la non-prolifération des armes légères et de petit calibre en Afrique centrale. Depuis sa création, la capitale camerounaise a déjà abrité plusieurs de ses sessions. La dernière remonte à la 26e rencontre tenue du 3 au 7 septembre 2007.

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 125 — Sécurité — les Etats membres de l’UNSAC se retrouvent à Yaoundé du 29 mai au 2 juin pour leur 44e réunion ministérielle

PRESS RELEASE N° 125 – Security — UNSAC Member states in Yaoundé from 29 May to 02 June for their 44th Ministerial Meeting

TEXTE ET PHOTOhttps://unoca.unmissions.org/unsac-44eme-reunion-les-etats-membres-se-retrouvent-%C3%A0-yaound%C3%A9-du-29-mai-au-2-juin

Humanitarian Coordinator Alerts on Early Signs of a New Humanitarian Crisis in Central Africa

Bangui, 15 May 2017 – The city of Bangassou in the Mbomou Prefecture (South-Eastern CAR) has been the scene of indiscriminate violence since May 13 when an assault was launched by unidentified gunmen on the Tokoyo district, which is mainly inhabited by the Muslim population. Massive displacement of population followed. Within hours, intense violence forced more than 3,000 people to flee their homes. At present, nearly 1,000 people are confined in the Mosque compound following threats of an imminent attack on them. The Cathedral of Bangassou is home to about 1,500 people, while 500 others have taken refuge in the town’s hospital. An unknown number of displaced persons also took refuge in the parish of Tokoyo. Another unknown number of people have crossed the border into the Democratic Republic of Congo, where an outbreak of Ebola virus was recently reported in a town located about 250 km from the border with CAR.

“This violence is of the utmost concern as it returns the country to the stigmatization of communities, which instigated the political crisis in 2013 and resulted in more than 800,000 Internally Displaced People, and an unprecedented humanitarian crisis, “regretted the Humanitarian Coordinator in the Central African Republic, Najat Rochdi. Bangassou had so far been spared by inter-communal violence and was presented as a model of social cohesion. Najat Rochdi forcefully condemned this stigmatization of a community and the ensuing human rights violations.

The situation in Bangassou is all the more dramatic that the level of violence does not yet allow wounded to be attend or to bury the deceased. Indeed, armed men proceeded to the destruction of all the bridges of Bangassou and to the occupation of the road. “This regrettable trend undermines the mechanisms for the protection of civilians and the capacity of humanitarian actors to reach the affected populations and affected populations to access aid,” said Ms. Rochdi. The humanitarian community is ready to initiate lifesaving interventions as soon as calm returns. The NGO “Doctors without Borders” is already providing vital assistance at the Bangassou hospital. In the spirit of “Stay and Deliver”, the Humanitarian Coordinator praised the courage of the actors who maintained their presence in Bangassou in order to continue saving lives even in an extremely unstable environment.

The ongoing crisis in Bangassou will inevitably generate new needs that were not foreseen in the humanitarian response. Additional funding will be needed to help those whose vulnerability will be exacerbated. “It is unfortunate that the humanitarian situation is deteriorating in Bangassou while advocacy efforts aimed at increasing donors ‘support to the Central African Republic are beginning to yield encouraging results,” said the Humanitarian Coordinator. “I urge the perpetrators of this upsurge of violence not to lose sight of the fact that in CAR half of the population is still dependent on aid,” she added. To date, the $ 399.5 million Humanitarian Response Plan has received only $ 64.8 million, or 16% of the required amount.

Press release – Humanitarian situation in Bangassou – 15052017

La Session d’information sur la situation humanitaire en République centrafricaine à Yaounde, Cameroun

Yaoundé, le 15 mars 2017 – La situation humanitaire continue de se dégrader en République centrafricaine (RCA). Avec la recrudescence de la violence et la multiplication des foyers de tension depuis le mois de septembre 2016 et le premier trimestre 2017, plus de 100 000 nouveaux déplacés ont été enregistrés, portant le nombre de déplacés internes 402 240. Ceci implique qu’un Centrafricain sur cinq est soit déplacé soit réfugié dans les pays limitrophes.

Alors que cette situation crée de nouveaux besoins urgents, le financement de l’action humanitaire suit une tendance à la baisse amorcée depuis 2014. Le budget du Plan de réponse humanitaire 2017 pour la RCA d’un montant de 399,5 millions de dollars n’est financé à ce jour qu’à hauteur de 5% soit 19 millions. En 2016, seuls 37% des 531,5 millions de dollars requis n’ont été mobilisés. Dans ce contexte, la RCA demeure le seul pays au monde où la moitié de la population doit sa survie à l’aide humanitaire.

Ministre des Affaires sociales et de la réconciliation de la RCA

«Ne laissons pas la Centrafrique devenir une crise oubliée ou négligée par le reste du monde » ont lancé de concert le ministre des Affaires sociales et de la réconciliation, Virginie Baikoua et le Coordonnateur humanitaire ad intérim en RCA, Michel Yao, aux partenaires techniques et financiers réunis le 15 mars 2017 à Yaoundé au Cameroun, à l’occasion une session d’information sur la situation humanitaire.

Coordonnateur humanitaire ad intérim en RCA

Des progrès indéniables ont été réalisés mais 2,2 millions de Centrafricains soit la moitié de la population dépend de l’aide humanitaire. «La République centrafricaine demeure une priorité absolue pour la communauté humanitaire » a rappelé Michel Yao. Le sous-financement chronique de l’action humanitaire a entrainé une baisse perceptible de l’aide humanitaire en termes qualitatif et quantitatif. La diminution de moitié des rations alimentaires dans plusieurs régions en atteste.

Représentants des donateurs de la RCA, Corps diplomatiques, et ONU

Des acteurs humanitaires se sont complétement retirés en divers endroits faute de financement alors qu’ils étaient souvent les seuls à procurer des services sociaux de base. La disparition de ces activités est déplorable notamment dans le secteur de la santé. En 2016, les dernières estimations montraient que 56% des infrastructures de santé étaient tenues par les humanitaires.

Cette situation risque d’hypothéquer les acquis obtenus si un niveau de financement adéquat ne permet pas de les consolider et de tomber dans une crise humanitaire plus aiguë. Afin de mieux répondre aux nouveaux besoins exprimés et faire face à ceux qui préexistaient tout en prenant en compte les contraintes logistiques et infrastructurelles spécifiques à la RCA, Michel Yao et Virginie Baikoua en ont à nouveau appelé à la générosité des donateurs.

«Cela nous aidera aussi à proposer un autre récit de la Centrafrique au reste du monde et un nouveau départ aux Centrafricains et aux Centrafricaines » a conclu Virginie Baikoua.