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Le Secrétaire général: Appel à la paix [Scroll down for English version]

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1 Janvier 2017, New York

Le Secrétaire général : Appel à la paix

En cette première journée à la tête des Nations Unies, une question me pèse sur le coeur. Comment venir en aide aux millions d’êtres humains pris au piège de conflits, et qui souffrent énormément dans des guerres interminables?

Une force meurtrière décime les civils. Des femmes, des enfants, des hommes sont tués ou blessés, forcés à l’éxil, dépossédés et démunis. Même les hôpitaux et les convois humanitaires sont pris pour cible. Dans ces guerres, il n’y a aucun gagnant : tout le monde est perdant. Des milliards de dollars sont dépensés, détruisant des sociétés et des économies entières et alimentant des méfiances et des peurs qui se transmettent de génération en génération. Des régions entières sont déstabilisées, et la nouvelle menace du terrorisme global plane sur nous tous.

En ce Jour de l’An, je vous demande à tous de prendre avec moi cette résolution :

Engageons-nous à faire de la paix notre priorité absolue. 

Faisons de 2017 l’année où nous tous – citoyens, gouvernements et dirigeants – aurons tout fait pour surmonter nos différences. De la solidarité et la compassion dans notre vie quotidienne, au dialogue et au respect quelles que soient les clivages politiques … Des cessez-le-feu sur le champ de bataille aux compromis à la table des négociations pour parvenir à des solutions politiques…

La paix doit être notre objectif et notre guide. Tout ce que nous valorisons en tant que famille humaine – la dignité et l’espoir, le pro-grès et la prospérité – dépend de la paix.

Mais la paix dépend de nous. Engagez-vous à mes côtés au service de la paix, jour après jour. Faisons de 2017 une année pour la paix.

Merci.

Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=T3yuaI0rfik

The Secretary-General : Appeal for Peace

On my first day as Secretary-General of the United Nations, one question weighs heavily on my heart. How can we help the millions of people caught up in conflict, suffering massively in wars with no end in sight?

Civilians are pounded with deadly force. Women, children and men are killed and injured, forced from their homes, dispossessed and destitute. Even hospitals and aid convoys are targeted. No one wins these wars; everyone loses. Trillions of dollars are spent destroying societies and economies, fueling cycles of mistrust and fear that can last for generations. Whole regions are destabilized and the new threat of global terrorism affects us all.

On this New Year’s Day, I ask all of you to join me in making one shared New Year’s resolution:

Let us resolve to put peace first.

Let us make 2017 a year in which we all – citizens, governments, leaders – strive to overcome our differences. From solidarity and compassion in our daily lives, to dialogue and respect across political divides… From ceasefires on the battlefield, to compromise at the negotiating table to reach political solutions…

Peace must be our goal and our guide. All that we strive for as a human family – dignity and hope, progress and prosperity – depends on peace.

But peace depends on us. I appeal to you all to join me in committing to peace, today and every day. Let us make 2017 a year for peace.

Thank you.

Video : https://www.youtube.com/watch?v=0rElWmRq7p4

Statement attributable to the Spokesman for the Secretary-General on the occasion of the signing of the special agreement on the border dispute between the Republic of Equatorial Guinea and the Gabonese Republic

ban-ki-moon4Marrakech, 15 November 2016

The Secretary-General hosted today a signing ceremony on the margins of the COP-22 in Marrakesh, Kingdom of Morocco, with the President of the Republic of Equatorial Guinea, His Excellency Mr. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, and the President of the Gabonese Republic, His Excellency Mr. Ali Bongo Ondimba. The ceremony marked the successful conclusion of the United Nations mediation, which started in 2008, that aimed at finding a mutually acceptable solution of the border dispute between the two countries for submission to the International Court of Justice.
The Secretary-General commended the two parties for demonstrating political leadership, courage and wisdom in reaching this historic agreement, in accordance with the spirit and letter of the United Nations Charter. He also thanked the parties for the excellent cooperation extended to his lead official for the dispute, Under-Secretary-General for Political Affairs, Mr. Jeffrey Feltman, as well as to his predecessor, Mr. Nicolas Michel.
The Secretary-General expressed hope that the settlement of this longstanding border dispute would be a source of inspiration for other countries facing similar challenges, by demonstrating that a peaceful settlement.
The Secretary-General encouraged President Obiang Nguema Mbasogo and President Bongo Ondimba to continue to enhance bilateral relations between the two countries and reiterated the commitment of the United Nations to assist in the promotion of regional peace and stability, notably through the United Nations Regional Office for Central Africa (UNOCA) in Libreville.

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Le Secrétaire général a présidé aujourd’hui, en marge de la COP-22 à Marrakech, Royaume du Maroc, une cérémonie de signature avec le Président de la République de Guinée équatoriale, Son Excellence Monsieur Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, et le Président de la République gabonaise, Son Excellence Monsieur Ali Bongo Ondimba. La cérémonie a marqué la conclusion fructueuse de la médiation des Nations Unies qui, depuis 2008, visait à trouver une solution mutuellement acceptable au différend frontalier entre les deux pays afin de le soumettre à la Cour internationale de Justice.
Le Secrétaire général a félicité les deux parties d’avoir fait preuve de leadership politique, de courage et de sagesse pour parvenir à ce compromis historique, conforme à l’esprit et à la lettre de la Charte des Nations Unies. Il a également remercié les parties de leur excellente coopération avec le point focal pour le différend, Monsieur Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques, ainsi qu’avec son prédécesseur, Monsieur Nicolas Michel.
Le Secrétaire général a exprimé l’espoir que le règlement de ce différend frontalier de longue date puisse être une source d’inspiration pour d’autres pays confrontés à des défis similaires en démontrant qu’une résolution pacifique et par des voies légales est possible.
Le Secrétaire général a encouragé le Président Obiang Nguema Mbasogo et le Président Bongo Ondimba à continuer à renforcer les relations bilatérales entre leurs deux pays et a réaffirmé l’engagement de l’Organisation des Nations Unies à contribuer à la promotion de la paix et de la stabilité régionales, notamment par l’intermédiaire du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) basé à Libreville.

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El Secretario General convocó el día de hoy una ceremonia de firma en los márgenes de los CP-22 en Marrakech, Reino de Marruecos, con el Presidente de la República de Guinea Ecuatorial, el Excelentísimo Sr. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo y el Presidente de la República Gabonesa, su excelencia el Excelentísimo Sr. Ali Bongo Ondimba. La ceremonia marcó la conclusión exitosa de la mediación de las Naciones Unidas, la cual comenzó en 2008 con el objetivo de encontrar una solución mutuamente aceptable sobre la controversia fronteriza entre los dos países con el fin de someterla a la Corte Internacional de justicia.
El Secretario General felicitó a ambas partes por el liderazgo político, la valentía y la sabiduría que demostraron al llegar a este acuerdo histórico, en conformidad al espíritu y la letra de la Carta de las Naciones Unidas. También agradeció a las partes por su excelente cooperación con el punto focal en la disputa fronteriza, el Sr. Jeffrey Feltman, Secretario General Adjunto para Asuntos Políticos, así como con su predecesor, el Sr. Nicolas Michel.
El Secretario General expresó la esperanza de que la solución de esta larga disputa fronteriza llegue a ser una fuente de inspiración para otros países que enfrentan dificultades similares, demostrando que la solución pacífica a través de mecanismos legales es posible.
El Secretario General alentó al Presidente Obiang y al Presidente Bongo Ondimba a que sigan fortaleciendo las relaciones bilaterales entre sus dos países y reafirmó el compromiso de las Naciones Unidas de seguir apoyando la promoción de la paz y la estabilidad regionales, en particular mediante la Oficina regional de las Naciones Unidas para África Central (UNOCA) con sede en Libreville.

Le Vice-Secrétaire Général – Discours prononcé devant l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine

Bangui, le 2 novembre 2016

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Très Honorable Président de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua
Honorables Parlementaires,
Honorables Membres du Gouvernement,  
Chers invités,
Mesdames et Messieurs,
Bonjour,

Je vous salue tous. 
[En sango] : Mbi Bala Ala Koué.

C’est pour moi un grand honneur et un réel plaisir de visiter la République centrafricaine au nom des Nations unies et du Secrétaire générale Ban Ki-moon et de me trouver ici, devant votre haute Assemblée nationale. Je vous remercie vivement de me donner, aujourd’hui, l’occasion de m’adresser à vous. J’apprécie beaucoup les mots très aimables que vous avez eu à mon endroit et à l’endroit des Nations Unies et de la MINUSCA.
Plus tôt ce matin, j’ai eu l’honneur de rencontrer Son Excellence le Président Touadéra. Il m’a fait part de sa vision lucide pour l’avenir du pays. Pour venir ici, j’ai traversé la ville et j’ai été frappé de constater les progrès considérables accomplis par la RCA (République centrafricaine) et la vitalité de son peuple. Le succès des élections peut servir d’exemple pour l’Afrique centrale et tant d’autres pays du monde. Votre élection à cette Assemblée et le rétablissement de l’ordre constitutionnel n’aurait pas été possible si les forces de la paix n’avaient pas vaincu les forces de la haine.  Un nombre sans précédent de Centrafricains se sont inscrits sur les listes électorales pour décider de l’avenir de leur pays.  Les centrafricains ont ainsi clairement exprimé leur désir de paix et de prospérité pour l’avenir. Félicitations à vous tous ! 
Mesdames et Messieurs,Le mois d’octobre a été particulièrement violent. Cela a résulté à la mort tragique de nombreuses personnes et plusieurs blessés, notamment ici à Bangui, à Bambari ou à Kaga Bandoro. Nous avons tiré les leçons de ces évènements douloureux et ferons tout ce qui est en nos capacités pour prévenir de telles atrocités. Je condamne fortement ces violences. Je tiens aussi à exprimer toute ma compassion et mes condoléances à votre peuple et aux familles de toutes les victimes.
Je vous assure que nous sommes déterminés à faire toute la lumière sur l’incident regrettable de lundi dernier à Bangui. La MINUSCA soutiendra toute demande formulée par les autorités judiciaires de la RCA à cet effet. J’affirme sans ambiguité que la Mission est là pour protéger la population centrafricaine et elle le fera en toute impartialité. Nous respectons le droit de chacun de manifester pacifiquement et protégerons ce droit si nécessaire. Mais, je vous appelle aussi à ne pas céder aux discours provocateurs ou aux tentatives de déstabilisation de vos nouvelles institutions démocratiques par les ennemis de la paix. Nous devons ensemble faire front contre ceux qui veulent empêcher la marche résolue et pacifique du pays vers plus de progrès et prospérité partagée.
Mesdames et Messieurs,
Le peuple centrafricain vous a donné un mandat clair, un mandat de paix, un mandat de changement. Un parlement dynamique et actif est l’un des piliers de la démocratie. Je vous engage à vous acquitter de votre mandat de bonne foi, à défendre les intérêts de vos électeurs et à œuvrer dans l’intérêt supérieur du pays et son peuple. La réconciliation devrait être au cœur de tous vos efforts. Pour guider le pays sur la voie de la paix, de la réconciliation et du développement, il est indispensable d’œuvrer ensemble.
Les problèmes que connaît la République centrafricaine sont redoutables. Près d’un million de centrafricains sont déplacés. La moitié de la population a besoin d’aide humanitaire comme vous le savez. Pratiquement toute l’infrastructure et les services essentiels doivent être reconstruits.
Pour aller de l’avant, il faudra traiter les causes profondes du conflit, mettre fin à l’impunité, favoriser l’ouverture politique et lutter contre la marginalisation de certains groupes et de certaines communautés. En votre qualité de parlementaires, vous jouez un rôle crucial. Vous avez le pouvoir d’adopter des lois propres à garantir l’égalité et le bien-être de tous les centrafricains.  Vous avez le pouvoir de demander des comptes au gouvernement sur sa gestion du pays, et de répondre aux besoins et aux aspirations des hommes, femmes et enfants que vous représentez.
Je vous engage vivement à unir vos efforts pour atteindre ces objectifs communs. L’Histoire retiendra les noms des dirigeants qui font passer les intérêts de la nation avant les leurs. Je vous conjure non seulement de jouer votre rôle traditionnel de parlementaires, mais également de vous faire les défenseurs du dialogue et de la réconciliation, en vous appuyant sur les résultats importants du Forum de Bangui.
Mesdames et Messieurs,
Devant vous aujourd’hui, je réaffirme la profonde détermination de l’Organisation des Nations Unies et de la communauté internationale à honorer pleinement leur partenariat avec la République centrafricaine. En ce qui concerne l’ONU, l’appui que nous avons fourni dans les domaines de l’aide humanitaire, de la réconciliation, du relèvement et du développement, et bien entendu, la présence de la MINUSCA, sont les preuves de notre engagement.
Dans l’accomplissement de notre mission dans votre pays, nous continuerons à faire de la protection des populations civiles une préoccupation fondamentale. A cet égard, le Secrétaire génerale et moi-même continuerons à exiger de nos casques bleus et de tous nos personnels une conduite exemplaire et un respect strict de notre politique de tolérance zéro contre l’exploitation sexuelle et les abus sexuels. Avec le Gouvernement centrafricain, l’Union européenne, l’ONU, et la Banque mondiale, nous avons élaboré un « plan national pour le relèvement ». Ce plan sera présenté et examiné à la conférence des donateurs à Bruxelles le 17 novembre, à laquelle je participerai et je dirigerai la délégation des Nations Unies.
Je suis certain que les autorités centrafricaines sauront montrer au peuple et à la communauté internationale qu’elles se sont durablement engagées à faire ce qu’il faut. C’est à dire entreprendre les transformations nécessaires pour rétablir la sécurité à long terme et la justice pour tous les centrafricains, en instituant une gouvernance inclusive, dans le respect de l’état de droit. Ensemble, nous devons bâtir, et nous bâtirons, un avenir meilleur pour le peuple centrafricain. L’ONU est là, à votre côté, dans cette mission noble et nécessaire.
Travaillons ensemble pour la paix, la sécurité et une vie en dignité pour le peuple centrafricain.
Je vous remercie pour votre invitation et votre attention.

UN Secretary-General on the Central African Republic [scroll down for French]

Secretary General Ban Ki-moon. UN Photo/Mark Garten (file)

Secretary General Ban Ki-moon. UN Photo/Mark Garten (file)

New York, 25 October 2016,

The Secretary-General condemns the outbreak of violence on 24 October in Bangui, Central African Republic, which resulted in the tragic death of at least four civilians and the injuring of a further nine. He deplores the attacks against the Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA), in which five peacekeepers were injured.

The Secretary-General welcomes the determination of the Government to ensure that the perpetrators and instigators of these attacks are brought to justice. He also welcomes the commitment of MINUSCA to investigate the events which led to the deaths and injuries.  He reiterates that MINUSCA will take all necessary measures, in line with its mandate to protect civilians and foster stability.

The Secretary-General reiterates that the actions of those seeking to destabilize the Government and harm the country’s prospects for peace and stability must not undermine the important work of rebuilding the country’s infrastructure, promoting social cohesion, reconciliation and economic recovery, strengthening the rule of law, and creating opportunities for all.

He welcomes the important steps taken by the Government to address the root causes of the conflict through an inclusive political process and lay the foundations for long-term stability in the Central African Republic. He is confident that the upcoming donors’ conference in Brussels, on 17 November, will galvanize international support for these key priorities.

Déclaration attribuable au porte-parole du Secrétaire général sur la République centrafricaine

New York, 25 octobre 2016, Le Secrétaire général condamne les violences récentes du 24 octobre à Bangui, en République centrafricaine, qui ont causé la mort tragique d’au moins quatre civils et en ont blessé plus de neuf. Il déplore les attaques contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), au cours desquelles cinq casques bleus ont été blessés.

Le Secrétaire général salue la détermination du Gouvernement à garantir que les auteurs et les instigateurs de ces attaques soient traduits en justice. Il salue également l’engagement de la MINUSCA à enquêter sur ces évènements qui ont entraîné des morts et des blessés. Il réitère que la MINUSCA prendra toutes les mesures nécessaires conformément à son mandat pour protéger les civils et pour renforcer la stabilité.

Le Secrétaire général réitère que les actes de ceux dont l’objectif est de déstabiliser le Gouvernement et de nuire aux perspectives de paix et de stabilité dans le pays, ne doivent pas saper le travail important de reconstruction des infrastructures du pays et de sa cohésion sociale, de promotion de la réconciliation et du redressement économique, de renforcement de l’état de droit, et de création d’opportunités pour tous.

Il se félicite des importantes mesures prises par le Gouvernement pour résoudre les causes profondes du conflit par le biais d’un processus politique inclusif et pour jeter les bases d’une stabilité durable en République centrafricaine. Il est convaincu que la prochaine conférence des donateurs à Bruxelles le 17 novembre renforcera le soutien des partenaires internationaux à ces priorités majeures.

The Secretary-General – Message on the International Day For the Eradication of Poverty, 17 October 2016

We are approaching the end of the first year of implementing the 2030 Agenda for Sustainable Development.  With its 17 Sustainable Development Goals, the 2030 Agenda is a universal vision for peace, prosperity and dignity for all people on a healthy planet.  Achieving this objective is inconceivable without fulfilling the mandate of SDG 1 to end poverty in all its forms.

Today, some 1 billion people live in extreme poverty and more than 800 million endure hunger and malnutrition.  But poverty is not simply measured by inadequate income.  It is manifested in restricted access to health, education and other essential services and, too often, by the denial or abuse of other fundamental human rights.  Poverty is both a cause and consequence of marginalization and social exclusion.  To fulfil the promise of the 2030 Agenda to leave no one behind, we must address the humiliation and exclusion of people living in poverty.

Humiliation and exclusion are powerful drivers of social unrest and, in extreme cases, the violent extremism that is troubling so many parts of our world.  But, in most instances, people living in poverty respond to these societal ills with stoic resilience as they work to escape the degrading reality of their daily lives. The duty of all Governments and societies is to address systemic socio-economic inequalities and facilitate the engagement of all people living in extreme poverty so they can help themselves, their families and their communities to build a more equitable, sustainable and prosperous future for all.  

The message of today’s observance is “Moving from Humiliation and Exclusion to Participation: Ending Poverty in All its Forms”.  We must break down the walls of poverty and exclusion that plague so many people in every region of the world.  We must build inclusive societies that promote participation by all.  We must ensure the voices of all those living in poverty are heard.

On this International Day for the Eradication of Poverty, let us listen to and heed the voices of people living in poverty.  Let us commit to respect and defend the human rights of all people and end the humiliation and social exclusion that people living in poverty face every day by promoting their involvement in global efforts to end extreme poverty once and for all.

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Nous approchons de la fin de la première année de la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, qui, avec ses 17 objectifs de développement durable, constitue la vision universelle qui nous guide dans l’action que nous menons afin que tous puissent vivre dans la paix, la prospérité et la dignité sur une planète saine. La réalisation de cet idéal passe par celle de l’objectif 1, éliminer la pauvreté sous toutes ses formes.

Aujourd’hui, 1 milliard de personnes environ vivent dans la pauvreté extrême et plus de 800 millions souffrent de la faim et de la malnutrition. Cependant, la pauvreté ne se mesure pas simplement à l’indigence d’un revenu. Elle se manifeste par un accès insuffisant à la santé, à l’éducation et à d’autres services essentiels et, trop souvent, par le déni ou la violation d’autres droits fondamentaux.  La pauvreté est à la fois cause et conséquence de marginalisation et d’exclusion sociale. Pour tenir la promesse du Programme 2030 – ne laisser personne de côté –, nous devons mettre fin à l’humiliation et à l’exclusion de ceux qui vivent dans la pauvreté.

L’humiliation et l’exclusion sont d’importantes causes d’instabilité sociale et, dans le pire des cas, de l’extrémisme violent qui agite tant de parties du monde. Cependant, dans la plupart des cas, les personnes vivant dans la pauvreté font face à ces maux de la société en faisant preuve d’une résilience stoïque, travaillant pour fuir la réalité dégradante de leur vie quotidienne. Tous les gouvernements et toutes les sociétés ont le devoir de résoudre les inégalités socioéconomiques systémiques et d’aider tous ceux qui vivent dans la pauvreté extrême à se prendre en charge, ainsi que leur famille et leur communauté, et à construire un avenir plus équitable, plus durable et plus prospère pour tous.  

Le thème de cette journée internationale est : « Passer de l’humiliation et de l’exclusion à la participation : éliminer la pauvreté sous toutes ses formes ». Nous devons abattre les murs de la pauvreté et de l’exclusion qui accablent tant de personnes dans toutes les régions du monde. Nous devons bâtir des sociétés sans exclusive, favorisant la participation de tous. Nous devons faire entendre les voix de tous ceux qui vivent dans la pauvreté.

En cette Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, écoutons les voix de ceux qui vivent dans la pauvreté. Engageons-nous à respecter et à défendre les droits fondamentaux de tous et à mettre fin à l’humiliation et à l’exclusion sociale que subissent chaque jour ceux qui vivent dans la pauvreté, en les associant à l’action mondiale visant à éliminer la pauvreté extrême une fois pour toutes.

Secretary-General’s message for the International Day for Disaster Reduction [scroll down for French version]

Secretary General Ban Ki-moon. UN Photo/Mark Garten (file)

13 October 2016

Last year, Governments adopted the Sendai Framework for Disaster Risk Reduction and embedded its objectives in the 2030 Development Agenda.  Today, we launch the “Sendai Seven Campaign: Seven Targets, Seven Years”, which highlights how we can all contribute to reducing disaster losses.  This year’s target is reducing loss of life.

We can replace material possessions, but we cannot replace people.  I am repeatedly appalled at how many people die in disasters.  The majority of victims are invariably the poor and vulnerable.

Today, hundreds of millions of people live at risk from rising seas, earthquakes, drought, heatwaves, floods and storms.  They live on marginal lands, beneath unstable hillsides or on storm-exposed coastlines.  This is why eradicating extreme poverty — the first of the 17 Sustainable Development Goals, is essential to reducing disaster risk.

The report “Poverty & Death: Disaster Mortality 1996-2015” published today by the United Nations Office for Disaster Risk Reduction (UNISDR), is a damning indictment of inequality.  High income countries suffer huge economic losses in disasters, but people in low income countries pay with their lives.

On this International Day for Disaster Reduction, I call on all Governments to work with civil society and the private sector to move from managing disasters to managing risk.  Let us move from a culture of reaction to one of prevention and build resilience by reducing loss of life.

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L’année dernière, les gouvernements ont adopté le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe et intégré ses objectifs au Programme de développement durable à l’horizon 2030. Nous lançons aujourd’hui la « Campagne Sendai Sept – 7 objectifs, 7 années », qui met l’accent sur la manière dont nous pouvons tous contribuer à la réduction des pertes causées par les catastrophes. Cette année, l’objectif est de faire reculer le nombre de pertes humaines.

S’il est toujours possible de remplacer des biens matériels, chaque personne est irremplaçable. Je suis toujours consterné par le nombre de morts lors des catastrophes. À chaque fois, ce sont les pauvres et les personnes vulnérables qui sont les premières victimes.

À l’heure actuelle, des centaines de millions de personnes sont menacées par la montée des eaux, les tremblements de terre, la sécheresse, la canicule, les inondations et les tempêtes. Elles vivent sur des terres marginales, entre des terrains en pente instables ou sur des côtes exposées aux tempêtes. C’est pourquoi l’éradication de la pauvreté extrême, le premier des 17 objectifs de développement durable, revêt une importance essentielle pour réduire les risques de catastrophe.

Le rapport que publie aujourd’hui le Bureau des Nations Unies pour la prévention des catastrophes, intitulé  « Poverty & Death: Disaster Mortality 1996-2015 », qui est consacré aux  liens entre pauvreté et mort et à la mortalité due aux catastrophes de 1996 à 2015, est une condamnation sans appel du rôle joué par les inégalités. Si les catastrophes imposent un lourd tribut économique aux pays à revenu élevé, c’est de leur vie que doivent payer les habitants des pays à faible revenu.

En cette Journée internationale de la prévention des catastrophes, je demande aux gouvernements de collaborer avec la société civile et le secteur privé pour gérer non seulement les catastrophes, mais aussi les risques de catastrophe, en privilégiant une culture de la prévention, plutôt que de la réaction, et en améliorant la résilience des sociétés grâce à la limitation du nombre de pertes humaines.

Secretary-General’s message on the International Day of the Girl Child [scroll down for French version]

11 October 2016,

The theme of this year’s International Day of the Girl is based on the seventeen Sustainable Development Goals. The slogan is: Girls’ Progress equals Goals’ Progress: What Counts for Girls.
The wellbeing, human rights and empowerment of the world’s 1.1 billion girls are central to achieving the 2030 Sustainable Development Agenda. When we agreed on that agenda, we promised girls quality education and health services.
We committed to ending discrimination and violence against girls, and harmful practices like child marriage. We pledged to leave no one behind.
Too often, in villages, shanty towns and refugee camps around the world, girls are the ones left behind: without nutritious food, healthcare or quality education, and at risk of sexual violence.
Investing in girls is both the right thing to do, and the smart thing to do. It has a powerful ripple effect across all areas of development, and reaches forward to future generations.
But what cannot be measured cannot be managed. If we do not gather the data we need, we will never know if we are delivering on our promises.
We need to make sure that our initiatives are reaching all girls: girls in extreme poverty; girls in isolated rural areas; girls living with disabilities; girls in indigenous communities; girls who are refugees or displaced within their own countries.
Timely, high-quality data is vital so that we know where we are meeting our promises, and where we are falling behind.
Let us all work hard to make sure we count all girls, because all girls count.

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Le thème de la Journée internationale de la fille s’inspire cette année des 17 objectifs de développement durable. Le slogan choisi pour 2016 est « Progrès pour les filles égale progrès pour les Objectifs : ce qui compte pour les filles ».
Le bien-être, les droits fondamentaux et l’autonomisation du 1,1 milliard de filles que compte notre planète sont des éléments essentiels pour mener à bien le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Lorsque nous avons adopté ce programme, nous avons promis aux filles une éducation et des soins de santé de qualité.
Nous nous sommes engagés à mettre fin à la discrimination et à la violence contre les files et à lutter contre des pratiques néfastes telles que les mariages d’enfants. Nous avons promis de n’oublier personne au bord de la route.
Que ce soit dans les villages, les bidonvilles ou les camps de réfugiés, ce sont trop souvent les filles qui sont laissées au bord de la route, sans alimentation digne de ce nom, sans soins de santé, sans véritable éducation et sans protection contre les violences sexuelles.
Investir dans les filles est à la fois la bonne chose à faire et une idée intelligente. Cet investissement a un puissant effet d’entraînement dans tous les domaines du développement et ses bienfaits se répercuteront jusqu’aux générations futures.
Mais ce qui ne peut être mesuré ne peut être géré. Si nous ne collectons pas les données dont nous avons besoin, nous ne saurons jamais si nos promesses sont tenues.
Nous devons nous assurer que nos initiatives profitent à toutes les filles : les filles en situation de grande pauvreté, les filles vivant dans zones rurales isolées, les filles handicapées, les filles issues des communautés autochtones, les filles réfugiées ou déplacées dans leur propre pays.
Nous avons impérativement besoin de disposer en temps voulu des données de qualité qui nous permettront de savoir où nous obtenons des résultats et où nous sommes à la traîne.
Travaillons tous avec énergie pour être sûrs que nous comptons toutes les filles, car toutes les filles comptent.

Portugal’s António Guterres emerges as favourite for next UN Secretary-General

António Guterres, former UN High Commissioner for Refugees, addresses Member States regarding his candidacy for Secretary-General. UN Photo/Manuel Elias

5 October 2016 – Former Portuguese Prime Minister António Guterres has emerged as the clear favourite to become the next United Nations Secretary-General following the sixth secret ballot held today by the UN Security Council, which is expected to take a formal decision tomorrow and forward Mr. Guterres’ name to the 193-Member General Assembly for final confirmation.

Ambassador Vitaly Churkin of Russia, which holds the Security Council presidency for the month, informed the President of the Assembly, Peter Thomson, that the sixth informal “straw poll” for the position of Secretary-General took place earlier today and António Guterres emerged as the clear favourite among the Council’s 15 members.

Mr. Churkin said the Council will meet tomorrow (6 October) at 10 a.m. to take a formal vote, which is expected to pass by acclamation, the Assembly President noted. That decision would then be formally submitted to the General Assembly for its consideration.

In addition to Mr. Guterres, who served as the UN High Commissioner for Refugees from 2005 to 2015, 12 other candidates were in the running to succeed the current UN Secretary General, Ban Ki-moon, who leaves office at the end of the year.

Today’s decision by the Security Council brings the UN closer towards the culmination of an historic process: the selection of a new United Nations Secretary-General, traditionally decided behind closed-doors by a few powerful countries, has for the first time in history, involved public discussions with each candidate campaigning for the world’s top diplomatic post.

These so-called ‘informal briefings’ between the candidates, UN Member States and civil society representatives kicked off on 12 April, when the first three candidates presented their ‘vision statements’ and answered questions on how they would promote sustainable development, improve efforts to create peace, protect human rights, and deal with huge humanitarian catastrophes should they be selected to lead the Organization.

In addition, this past July, the UN held its first-ever globally televised and webcast townhall-style debate in the General Assembly Hall, where the confirmed candidates at the time took questions from diplomats and the public at large.

UN Security Council: Antonio Guterres emerges as “clear favourite” to be next Secretary-General

Having referred to the process as “a game changer” for the Organization, the President of the 70th General Assembly, Mogens Lykketoft said: “I am very proud that we broke new ground with unique transparency in the selection process. The two-hour presentation of each of the candidates in the General Assembly dialogues, and their collective Global Townhall debate, were important highlights and helped to include the global public in the debate about the future of the UN.”

UN Secretary -General’s Message on the International Day of Peace, 21 September 2016 [Version française plus bas]

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Every year on the International Day of Peace, the United Nations calls on warring parties to lay down their arms and observe a 24-hour global ceasefire. The symbolism of a day without fighting is a crucial reminder that conflict can and must come to an end. But peace is about much more than putting weapons aside. It is about building a global society in which people live free from poverty and share the benefits of prosperity. It is about growing together and supporting each other as a universal family.
The theme of this year’s Peace Day highlights the 17 Sustainable Development Goals – the SDGs – as Building Blocks for Peace. Conflict often starts when people compete over limited resources. The 2030 Agenda for Sustainable Development is our blueprint to prevent such conflicts from arising by making sure no one is left behind. When the 193 Member States of the United Nations unanimously adopted the 17 Sustainable Development Goals last September, their message was clear.
Sustainable development is essential for lasting peace, and both depend on respect for human rights. We need to protect our planet. And only by working together can we make our common home safe for future generations. All of us can be sustainable development advocates and spread the word about the 2030 Agenda and the SDGs. And we can all hold our governments to account for keeping their pledge to the future.
Let us all work together to help all human beings achieve dignity and equality; to build a greener planet; and to make sure no one is left behind. On this International Day of Peace, express your commitment to peace by becoming a champion of the Sustainable Development Goals.

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poster-medChaque année, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, l’Organisation des Nations Unies invite les belligérants du monde entier à déposer les armes et à observer un cessez-le-feu de 24 heures. La valeur symbolique d’une journée sans combats nous rappelle de façon opportune que les conflits peuvent et doivent prendre fin. Mais la paix ne se réduit pas à une simple trêve. Elle implique de bâtir à l’échelle mondiale une société dont les membres vivent à l’abri de la pauvreté et bénéficient tous de la prospérité, une société où tous grandissent ensemble, unis par la solidarité de la grande famille universelle.Cette année, le thème de la Journée fait la part belle aux 17 objectifs de développement durable, qui sont les piliers de la paix. En effet, la ruée vers des ressources limitées est souvent à l’origine des conflits. Nous devons nous appuyer sur le Programme de développement durable à l’horizon 2030 pour empêcher que de tels conflits éclatent en faisant en sorte que personne ne soit laissé pour compte. Lorsque les 193 États Membres de l’Organisation des Nations Unies ont adopté à l’unanimité les 17 objectifs de développement durable en septembre dernier, leur message était clair.
Le développement durable est essentiel pour l’instauration d’une paix durable, et le respect des droits de l’homme en est la condition préalable. Nous devons protéger la planète, notre lieu de vie commun, et ce n’est qu’en œuvrant de concert que nous pourrons la rendre sûre pour les générations à venir. Nous pouvons tous être les hérauts du développement durable et faire connaître le Programme 2030 et les objectifs de développement durable. Nous pouvons aussi tous demander à nos dirigeants de rendre compte de ce qu’ils font pour tenir les engagements qu’ils ont pris pour l’avenir.
Tous ensemble, mobilisons-nous en faveur de la dignité et de l’égalité de tous les êtres humains, ainsi que d’une planète plus verte, en veillant à ne laisser personne de côté. Célébrez la Journée internationale de la paix en vous faisant le champion des objectifs de développement durable.

UN Secretary-General’s message on International Literacy Day (8 September)

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This year, the world has embarked on implementing the ambitious and transformational 2030 Agenda for Sustainable Development. With its 17 universal, integrated and interdependent Sustainable Development Goals, the 2030 Agenda is an action plan for people, planet, partnership and peace.

Literacy stands at heart of the 2030 Agenda. It is a foundation for human rights, gender equality, and sustainable societies. It is essential to all our efforts to end extreme poverty and promote well-being for all people. That is why the Sustainable Development Goals aim for universal access to quality education and learning opportunities throughout people’s lives.

One of the targets of Sustainable Development Goal 4 is to ensure that all young people achieve literacy and numeracy and that a substantial proportion of adults who lack these skills are given the opportunity to acquire them.

Fifty years ago, International Literacy Day was proclaimed to promote literacy as a tool to empower individuals, communities and societies. We have made significant progress over the past five decades, but the world is still very far from universal literacy. And today, with the world becoming increasingly digitized and information rich, new opportunities and challenges are emerging.

More than 750 million adults are illiterate, including 115 million young people. Two thirds are female. Some 250 million children of primary school age lack basic literacy skills and 124 million children and adolescents receive no schooling at all.

These obstacles to sustainable development can and must be overcome by developing and implementing the right policies, backed up by commitment and resources. We need to ensure that those out of school get access to quality learning opportunities, we need to improve the quality of schooling, and we need to promote adult education and learning.

On this International Literacy Day, I call on governments and their partners, including in the private sector, to join forces for universal literacy so we can translate the vision of the 2030 Agenda into reality and build peaceful, just, inclusive and sustainable societies.